Dimanche 14 septembre 2008
Il y a des gens, peut-être à cause de leur bêtise, de leur immaturité, ou tout simplement de leur méchanceté, qui aime à s'enfoncer dans le pathétique et le ridicule.
Seulement, dans leur longue chute vers les méandres de la crétinerie, il arrive souvent qu'ils tentent d'emmener d'autres personnes qui n'ont rien demandé et qui veulent juste la paix.

Moi, je ne veux pas plonger avec ce genre de personne, alors je refuse de me laisser à nouveau pièger à cause de ma gentillesse et de ma bonne conscience. A force de trop vouloir aider et donner de moi même, je n'ai récolté que des mauvaises choses dont j'aurais pu me passer.
Je ne veux plus être importunée par ce genre d'individu qui ne vaut même pas la peine que je m'y interesse, je préfère le laisser gâcher seul sa misérable vie et continuer la mienne qui se dessine de plus en plus belle.


Car je suis heureuse. Surtout sans lui. :)
par Tagada publié dans : J'avais envie de le dire
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Mercredi 16 juillet 2008
Bonjour, ou plutôt bonsoir (rayez la mention inutile).

Avec tous ces commentaires pleins de gentillesse et d'attention, je me devais de donner quelques nouvelles. Je me disais encore aujourd'hui qu'il y avait bien longtemps que je n'avais pas rédigé un petit article mais que l'inspiration me manquait... Et puis les commentaires de mes précieux lecteurs m'ont finalement encouragé. Merci en particulier à Stella qui vient souvent par ici m'écrire des petits mots qui me touchent beaucoup mais auxquels je ne prends pas le temps de répondre. Quel courage tu as Stella de t'entêter à soutenir une ingrate comme moi!!!!! Mais je me rattrape, car pour toi j'écris ce soir tout un article!

Que s'est il passé ces dernières semaines?
Bon alors il y a une quinzaine de jours je suis partie en vacances à Argeles. Enfin pas vraiment des vacances, mais plutôt un crit (un rassemblement d'étudiants pour ceux qui ne connaissent pas). Et oui j'ai replongé, mais une année entière sans faire de crit c'est bien trop dur pour le moral! Sauf que là j'ai changé de crèmerie et j'ai decidé de m'incruster chez les étudiants en pharmacie (allez savoir pourquoi.... ou pour qui?;)). Petite semaine super sympa ou se sont succédés soirées, siestes, piscine, plage et coups de soleil!
Je suis donc rentrée ravie, crevée, mais ravie quand même de pouvoir vivre ma vie même avec la maladie.

Seulement voilà, après une semaine dans un autre monde, le retour à la réalité est fracassant. A peine le temps de poser les valises qu'il faut déjà repartir en chimio: la 3ème.
Et j'avoues que mon petit dicton s'est encore vérifié: Les chimios se suivent mais ne se ressemblent pas.
Il faut avouer qu'attaquer cette troisième séance avec un organisme épuisé par une semaine de débauche (je rigole maman, il fallait lire  "vacances" en fait!) n'était pas l'idée du siècle... Le passage des produits fut donc laborieux avec quelques vertiges dignes des meilleures montagnes russes. J'ai donc eu le bonheur de profiter de la grande promotion du jour: happy hour de cortisone, c'est à dire double dose pour le prix d'une!
S'en est suivi trois jours horribles à avoir chaud, être rouge pivoine limite fluo, un peu comme je l'étais une semaine plus tôt sous le soleil d'Argeles, sauf que sous la pluie amienoise ça a beaucoup moins de charme croyez moi.

Mais vous me connaissez, je suis une dure, et ces mésenvatures ne sont maintenant que des mauvais souvenirs. J'ai à nouveau trois semaines de répis devant moi avant la prochaine cure et j'ai retrouvé la forme!
Pour l'instant me voici donc revenue en famille chez papa maman avec mon frèro et demain arrive mon petit monstre préféré, mon neveu adoré!

par Tagada publié dans : J'avais envie de le dire
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Jeudi 26 juin 2008
"Bonjour! je m'appelle Patapin, j'ai exam demain et je fais la sieste à la BU! "



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Lundi 23 juin 2008
Aujourd'hui, j'ai trouvé un mot sur mon pare brise...
Après avoir pris ma voiture de mon parking privé pour aller consécutivement a l'hopital sud puis nord, je me rend enfin compte avant de rentrer chez moi qu'un petit bout de papier a été glissé entre l'essui glace et la vitre.
D'habitude, quand on me laisse un mot sur ma voiture c'est pour me dire que je me suis garée là ou il fallait pas, pour m'extorquer l'argent que je n'ai pas mis dans le parcmètre ou encore pour me demander gentillement de dégager de ma propre place de parking (oui oui, les gens sont gonflés parfois!).
Mais là, rien à voir. Un petit mot gentil qui me dit d'appeler en cas de besoin, avec un numéro de téléphone et un prénom masculin (que je ne citerais pas pour que ce bienfaiteur mystérieux garde l'anonymat) que je ne connais point. Alors grande interrogation... est ce une erreur?
J'ai beau passer en revue toutes mes connaissances, aucun ne porte ce prénom pourtant....
Je mène l'enquête, car avant d'appeler cette gentille personne pour lui demander de me dépaner d'un rouleau de papier toilette ou d'un tampax, il faudrait peut être savoir de qui il s'agit.  Tout d'abord, ou ce message a t il été déposé? chez moi? à l'hosto?
Le papier n'a plus l'air très frais, donc on peut supposer qu'il est là depuis quelques temps, au moins un jour ou deux. Il serait donc plus probable que le lieu du crime soit mon parking et la personne recherchée un voisin.

Allez, c'est décidé, pour 20 centimes je vais être fixée: j'envoi un texto en demandant s'il s'agit ou non d'une erreur.... Affaire à suivre!


par Tagada publié dans : J'avais envie de le dire
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Dimanche 22 juin 2008

Reprenons les événements dans l'ordre. En 2006, je rentre en école d'infirmière après 2 années de médecine qui me paraissent "stressantes". L'IFSI à coté, c'est pépère: les cours sont pas biens compliqués (beaucoup de déjà vu pour moi), et pas (tous) obligatoires, la belle vie quoi!Et puis arrive le premier stage!

Grande naïve que je suis je me dit que ça va être trop bien, et que je vais rencontrer pleins de gentils professionnels qui seront ravis de m'apprendre tout leur savoir.Grave erreur. Faire de la plongée tout nu dans l'aquarium des requins serait à mon sens moins dangereux pour la santé que de se pointer dans certains services hospitaliers avec l'étiquette "etudiante infirmière" sur notre blouse.

Car un service hospitalier comporte de nombreux codes qu'il faut apprendre et appliquer le plus rapidemment possible sous peine de lynchage express sur la place publique.

Bah oui, c'est évident que si l'on croise les bras pendant 10 secondes (en attendant que les infirmières finissent de prendre le café), ça veut dire qu'on est pas faite pour le métier, ou encore que si on ne pose pas 3 questions à la minute ça veut dire qu'on est pas motivés.Lors d'un stage, il faut non seulement regarder, apprendre et soigner, mais il faut en plus faire extrêmement attention à ses attitudes (une main dans la poche et votre carrière entière peut être remise en question), à ses intonations, à ses paroles car si une seule est mal comprise on devient alors la pire des insolente.Bienvenue donc dans le monde hospitalier, royaume du détail ingrat qui nous fera fusiller par les infirmières aigries ravie de bouffer une étudiante au petit dejeuner.

Deux années, et sept stages jusqu'a maintenant. Certes il y en a eu des biens et je tiens à le souligner, pour toutes les personnes géniales que j'ai rencontré et qui aiment leur métier ainsi que l'enseigner.Mais il y en a aussi eu des atroces, qui me font me demander comment certaines personnes peuvent se prétendre soignants en étant aussi antipathiques.
Petit florilège des peaux de vache:
- il y a la jeune diplômée (3 ou 4 ans maximum), qui a eu son diplôme haut la main et qui du coup ne manque pas une occasion de s'en vanter, mais qui a du elle aussi apprendre le métier auprès des pires peaux de vaches. Du coup, elle reproduit ce qu'elle a vécu sur nous parce qu'elle a attendu ça pendant 3 an et demi et que, apparemment, ça fait un bien fou.
- la grande gueule du service: elle a tout vu, tout vécu. C'est tout le temps elle qui parle pendant la pause café, a l'impression de passionner des foules en racontant sa vie et quand elle dit quelque chose, elle a forcément raison. Ses collègues ne peuvent pas la blairer mais préfèrent la laisser débiter ses conneries plutôt que de la mettre en rogne. Une étudiante infirmière, c'est pour elle l'occasion de montrer son autorité et sa grand expérience, donc tout les prétextes seront bons pour lui hurler dessus.- la faux cul: adorable, gentille, patiente, ne dit jamais autre chose que des compliments.... sauf à la cadre pour mettre notre note de stage.
- celle qui n'encadre pas: elle nous laisse faire, s'en contre fiche complétement parce qu'elle a mieux à faire du genre regarder ses mails, passer des coups de fil perso, raconter des potins à ses collègues... Seulement lorsque la chef lui demande comment ça se passe avec l'étudiante, il faut bien trouver quelque chose à dire... et là bizarrement c'est jamais en bien, même si elle a rien vu.

 

Une journée de stage, c'est comme une boite de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber!Tout les matins, je partais la peur au ventre en me demandant si aujourd'hui j'allais tomber sur l'infirmier super sympa ou sur la pauvre conne constipée.

Déjà, règle d'or, se présenter à TOUT LE MONDE dans le service: l'étudiante se transforme en stupide magnétophone répétant à chaque personne: "alexandra  étudiante infirmière 2ème année" avec un grand sourire. Petite étude statistique: lors de cette présentation 50% du personnel soignant se présente à son tour, 30% nous ignore, 15% nous préviennent que de toute façon ils ne retiendront pas notre prénom, et 5% s'interesse réellement à nous en posant des questions.Il faut savoir que ce rituel de la présentation est le tout premier ennemi de l'étudiante au sein du service. Une présentation ratée auprès d'une personne et cette dernière nous pourrira pendant un mois.

Deuxième règle incontournable: poser des milliers de questions. Quitte à passer pour une andouille, même si on connait les réponses, qu'elles sont évidentes, peuimporte car la quantité sera préférée à la qualité. "C'est quoi ça? et ça? ça sert à quoi? pourquoi? comment?" La "curiosité intellectuelle" qu'ils appellent ça... Non, pour eux ce n'est pas concevable de savoir des choses ou de préférer chercher la réponse soi même, si on demande pas, c'est forcément qu'on ne s'intéresse pas.

Et ce genre de règles, je pourrais vous en donner tellement. L'hopital et l’ifsi représente un milieu ou seule les apparences comptent. Tout ce que vous pourrez y dire ou faire sera jugé, amplifié, déformé mais surtout analysé. Les cadres, infirmiers, formateurs pensent nous connaitre mieux que nous même et du coup se permettent de décider à notre place de ce qui est mieux pour nous."Si vous croisez les bras cela veut dit que vous êtes fermée au dialogue, ce qui insinue que vous n’êtes pas fait pour travailler en équipe là ou le dialogue est nécessaire, donc désolée mademoiselle mais va falloir penser à faire un autre métier... »J'exagère à peine je vous jure.
Certains croient que juste en nous rencontrant dans un bureau ils peuvent évaluer notre capacité à soigner. Ca fait peur.

Résultat, à causes de tous ces jugements et ces codes stupides, on se retrouve tout au long de nos études à jouer des rôles, et ces 3 ans se résument alors en une immense pièce de théâtre ou notre personnalité se trouve complètement dénaturée pour essayer de rentrer dans le moule de la parfaite étudiante.

 Après être passée par pas mal de services, je connais ma capacité à soigner et je sais de quoi je suis capable. Je sais ce que je vaux sur le terrain et connais l'étendue de mes connaissances dans le domaine médical. C'est pourquoi je ne supporte pas d'entendre de la part de personnes qui ne me connaissent que par un relevé de note que je n'ai pas le niveau pour passer dans l'année supérieure.

Je ne vois pas beaucoup de personnes qui seraient allé passer leurs évaluations malgré une intervention chirurgicale récente, ou encore qui seraient allé en stage une semaine après une cure de chimio. Moi je l'ai fait, mais il parait quand même que je ne suis pas motivée. Après une dépression et un cancer dans la même année scolaire, j'arrive à remonter quasiment toutes mes notes et me retrouve avec plus de 10 de moyenne. Mais non, il me manque 2,5 point pour passer la barre fatidique du 8/20, note éliminatoire, à une seule évaluation.
A coté de ça, il parait aussi que si on rate une évaluation c'est qu'on est mauvais, forcément. Avoir un cancer n'entre en aucun cas dans la ligne de compte, et nous sommes donc noté à ce titre comme les autres étudiants qui sont eux en pleine santé.

Parce que certains esprits sont rigides et vont parfois à l'encontre des valeurs qu'eux même nous enseignent, on me claque la porte de la troisième année au nez, en me balançant toutes sortes d'excuses bidons et infondées (ah si pardon, il y a des bouts de papier avec des chiffres, le relevé de notes je crois) pour essayer de me convaincre de mon incompétence.

Donc j'ai plus envie de continuer. A ce moment précis j'entends dejà ces mêmes personnes me dire "Dans ce cas c'est que vous n'êtes pas motivée". hahaha.
Ca dépend, motivée pour quoi? Moi je suis motivée pour soigner les gens, pas pour me faire bouffer petit à petit par ce monde violent et ingrat qu'est l'hopital.
Alors si je peux soigner sans avoir à développer un cancer ou un ulcère tous les ans je suis preneuse. Etre motivée c'est une chose, mais j'ai appris cette année que la santé passe un peu avant tout.

Oui, la premiere année de médecine je trouvais ça stressant... Mais depuis que je connais les stages infirmiers, je ne rêve que d'études ou je serais tranquillement assise derrière mon bureau sans que personne ne vienne regarder ce que je fais et critiquer avec des remarques assassines.

 Voici donc la fin de ce parcours. Deux ans d'école qui malheureusement représentent pour moi plus de souffrance que de bons moment. Depuis jeudi je suis en colère, écoeurée par l'issu de cette année qui c'est finalement avérée inutile.
Et puis petit à petit, le dégout laisse place à un soulagement.

Et si c'était le moment? le moment d'enfin tout lacher pour faire autre chose! Avec pour motivation celle de réussir pour ne pas à avoir à retourner à l'ifsi... pourquoi pas?

 

 

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Mardi 17 juin 2008
J'ai effacé ce blog car je voulais tourner une page... je le recréé car je m'ennuie profondément et que j'ai toujours besoin de m'exprimer.
Cela n'empêche pas la page de se tourner, d'ailleurs pour marquer le coup j'ai revu la disposition du blog ainsi que les catégories, et puis les anciens articles ne sont plus là.

Donc voilà, re-bienvenue dans mon re-blog!


par Tagada publié dans : J'avais envie de le dire
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